
Parmi
le mouvement diffus que nous pourrions dénommer sociosculpture, se
détachent des artistes qui situent leur oeuvre aux limites du travail
anthropologique qui interroge la réalitée locale jusqu'à en extraire l'ultime
donnée de ses origines; explorer entre le être des choses des gens
et en sortir le principe qui les amène à être plus critiques, son inéludable
être au monde de manière telle que les autres ne pourraient pas comprendre
ni assumer, ni faire ni être ainsi de la même manière. Se découvrir en ces
pièges que sont nos gestes quotidiens, nos emblèmes les plus propres, est
une des fins de ce mouvement qui se situe dans la sociosculpture comme
racine la plus décidée de l'art contemporain avec ses usagers (qui
dans ce cas doit être entendu comme ses citoyens car la sociosculpture ne
se satisfait pas du spectateur qui arrive, voit et s'éloigne comme ça; sinon
elle attend de lui un complice paritaire qui jouit de l'art comme une voie
de transformation quelconque, mais qui soit en dehors du lieu où il se rencontre,
parceque sinon l'effort n'en vaut pas la peinne). Voir le spectateur
comme un citoyen est une des clés de la sociosculpture comme le bras fort
d'un Art Public qui n'est pas conforme aux arts de tout temps.
L'altérité commence en une autre trascendance comme en mon voisin inmédiat, si du premier nous pourrions parler de pulsions mystiques, alors de l'autre, nous nous chuterions dans la rivalité la plus banal qui me laisse solidaire à mon antipode et ennemi tenace qu'est mon voisin. Le progrès des communications nous amène chaque fois davantage, à voir en le plus éloigné de nos congénaires un ami juste (que je ne suporte que par courrier électronique) et à confondre mon compatriote avec un ogre informe qui me dégoute, m'enquiquine la vie chaque fois davantage, lui avec qui je dois partager le reste de mes jours, lui vers qui je dois recourrir dans les pires moments. Mais non, et contre mes propres intérêts, mes voisins seuls, sont mes ennemis qui doivent s'éloigner de moi, jusqu'à me laisser terminer de vivre plus solitaire et content de m'avoir connu, comme si j'auvais vécu seul sur cette terre, si mal compris.